Chukum : la nouvelle tendance minérale à intégrer chez soi

Le chukum s’impose peu à peu dans nos projets décoratifs, porté par cet engouement actuel pour les matières naturelles, brutes et profondément authentiques. Longtemps confidentiel, ce revêtement traditionnel d’origine maya trouve aujourd’hui sa place dans l’architecture contemporaine comme dans la décoration intérieure, séduisant par son rendu uniforme, minéral et incroyablement apaisant.

Appliqué sur presque tous les supports, murs, sols, plafonds, salles de bain, pièces d’eau, intérieurs comme extérieurs, le chukum offre une continuité visuelle rare. Sa teinte vivante, légèrement nuancée, crée une atmosphère enveloppante qui laisse toute la place à la lumière et aux textures.

Naturel par essence, composé de chaux et de résine issue de l’arbre chukum, il symbolise ce retour à l’essentiel qui anime de plus en plus les projets architecturaux. Pour mieux comprendre cette matière unique et son incroyable potentiel, Sonia de Maison Sovar répond à toutes vos questions et partage son expertise sur ce revêtement aussi technique qu’inspirant.

Qu'est-ce que le Chukum ?

Crédit : Bienvenue chez Ginette

Le chukum est un revêtement naturel d’origine maya, fabriqué à partir d’un mélange de chaux et de la résine issue de l’arbre chukum, une essence typique du Yucatán.

Dans l’univers de la décoration, le chukum s’impose comme une matière phare pour créer des ambiances naturelles et enveloppantes. Son rendu mat, légèrement texturé, apporte immédiatement une sensation de calme et d’authenticité, que ce soit dans un salon minimaliste, une salle de bain contemporaine ou une chambre aux tons doux. Véritable caméléon décoratif, le chukum peut être coloré dans toutes les teintes, des nuances sable et terracotta jusqu’aux tons plus profonds, permettant d’adapter la matière à chaque atmosphère.

Crédit : Bienvenue chez Ginette

Autre atout : sa grande versatilité. Il peut être travaillé de multiples façons pour obtenir un rendu lisse, rugueux, uniforme ou ponctué d’aspérités, selon l’effet recherché et l’énergie que l’on souhaite insuffler à l’espace. Murs, sols, plafonds, niches, crédences ou mobilier maçonné peuvent ainsi adopter une esthétique cohérente et très contemporaine. Associé au bois brut, au lin, aux fibres naturelles ou aux pièces artisanales, le chukum devient un fond vivant, presque méditatif, qui sublime la décoration tout en laissant respirer l’espace. Une matière idéale pour ceux qui recherchent un style épuré, chaleureux et profondément authentique.

Crédit : Bienvenue chez Ginette

Le chukum : l’avis d’une experte

Pour mieux comprendre le chukum, nous avons échangé avec Sonia, fondatrice de Maison Sovar. Après dix ans dans le monde technique du BTP, puis chez Saint-Gobain, elle décide d’unir son expertise à sa passion pour la décoration et crée Maison Sovar : un studio où la technicité du bâtiment rencontre l’élégance du sur-mesure. Spécialisée dans les revêtements, chukum, enduits décoratifs, céramiques, son équipe basée en région PACA signe des projets raffinés partout en France. Nous lui avons posé toutes nos questions pour décrypter cette matière unique et vous accompagner dans votre futur projet en chukum.

Crédit : Bienvenue chez Ginette

Qu’est-ce qui vous a séduite dans cette matière ?

« Ce que j’aime dans le chukum, c’est son esthétique à la fois naturelle et unique. Sa texture minérale offre un rendu mat, doux et profond, avec de légers effets de marbrure qui se créent naturellement lors de l’application. Ses teintes organiques varient du beige rosé au gris ocre selon la lumière et le dosage, rappelant la pierre ou l’argile. C’est une matière brute mais élégante, avec ce côté brut chic qui fonctionne parfaitement dans des univers wabi-sabi, méditerranéens ou dans des intérieurs contemporains très épurés. »

Crédit : Bienvenue chez Ginette

Quel est le prix au m2 du chukum ?

« Il faut prévoir un budget d’environ 80 €/m² pour la fourniture, et 40 à 60 €/m² pour la pose. C’est une matière qui demande une vraie maîtrise, c’est pourquoi nous proposons uniquement des prestations fournies et posées, afin de garantir un rendu durable et conforme aux règles de l’art. Nous prévoyons également de former les futurs applicateurs professionnels au geste et à la technique spécifique du chukum. Chez Maison Sovar, chaque projet bénéficie d’un accompagnement complet, du choix de la teinte jusqu’à la mise en œuvre. »

Comment se pose le chukum ?

« Le chukum a une application très spécifique, qui emprunte à la fois au tadelakt, au stuc et au béton ciré, tout en ayant sa propre technique. On travaille généralement en deux à trois couches fines, appliquées à la lisseuse inox ou au platoir vénitien.

La première couche sert d’accrochage : elle est tirée finement pour combler les pores du support.
La deuxième couche est plus régulière : elle couvre et apporte la teinte finale.

Le chukum peut être appliqué sur tous les supports minéraux rigides, poreux et respirants. Lorsque le support est trop lisse, trop fermé ou légèrement souple, on ajoute un pont d’accroche minéral pour assurer une tenue parfaite. »

Crédit : Bienvenue chez Ginette

Comment trouver un fournisseur et un artisan spécialisé en chukum en France ?

« En France, le seul importateur officiel de véritable chukum est Bio Résine. Il existe plusieurs produits similaires sur le marché, mais ils ne correspondent pas au chukum authentique.

Pour la pose, Maison Sovar référence et forme des artisans applicateurs spécialisés partout en France. Nous pouvons donc gérer directement votre projet ou vous orienter vers une équipe certifiée et formée à cette matière spécifique. »

Crédit : Bienvenue chez Ginette

Quelle est la durée de vie du chukum ?

« Avec un entretien normal, le chukum offre une durée de vie de 20 à 30 ans, parfois davantage. En intérieur, sur les murs, dans les salles de bain, les spas ou les pièces de vie, il vieillit très bien. En extérieur, il résiste naturellement à l’humidité.

Pour les piscines, lorsqu’il est appliqué sur un béton hydrofugé, le chukum peut durer plus de 20 ans, à condition d’assurer un entretien doux (pas de chlore agressif). Il n’a pas besoin de vernis ni de cire : un savon de chaux ou une huile minérale tous les deux à trois ans suffit à nourrir la surface.

Dans le Yucatán, certains bâtiments mayas restaurés en chukum depuis plus de 50 ans présentent des murs encore intacts, simplement patinés par le temps. C’est la preuve que, bien appliqué et bien entretenu, le chukum est un matériau extrêmement durable. »

Crédit : Bienvenue chez Ginette

Maison sovar - spécialiste du chukum

Site : Maisonsovar.fr
Compte instagram Maison Sovar : @maisonsovar
Compte instagram Chukum Côte d’Azur : @chukum.cotedazur

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